Voilà, c'est plié.
La sixième saison de mon real-musical-feuilleton préféré se referme après nous avoir livré son épilogue prévisible, si j'en crois les commentaires de la presse et de la blogobuzz avisées que je ne découvre qu'aujourd'hui, blottie que j'étais dans une micro-bulle de mon "Benjéroboam de jazz à moi".
C'est Amandine qui l'emporte, à l'issue d'une finale médiocre pour l'un comme pour l'autre, une espèce de brouillamini ambiance répét, pas très en place, assez peu créatif, et cette vague impression d'un retour en arrière, époque Jonathan Cerrada/Myriam Abel. Une époque variétosh gentillette que Steeve Estatof avait osé le premier chahuter, initiateur pour le coup d'un truc un peu alternatif qui aura enfanté quand même, tour à tour et dans l'enthousiasme général, un Christophe Willem et un Julien Doré.
Je ne m'épancherai donc pas plus longuement sur cette dernière joute musicale, m'autorisant juste une petite embardée affective et très à contre-courant (si j'en lis toujours "les commentaires de la presse et de la blogobuzz avisées" sus-nommées). Permettez-moi ainsi d'élire mes deux nouvelles stars de coeur en les personnes de Virginie Efira, dont l'élégance et l'intelligence matinées d'humour discret manqueront au programme (s'il survit) et de Lio, sans foi ni loi, entière et affranchie du mouv' ambiant, dont j'ai partagé la plupart des vues et des propos durant toutes ces semaines.
Merci à elles deux !
Bon, c'est pas l'tout mais l'heure de ma retraite corse - petit rituel annuel s'il en est - est venue. Je m'en vais donc vous envoyer quelques bécots (révérence au Sieur Devoise qui m'a bien fait rire sur W9, "la Nouvelle Star continue") et vous dire à bientôt.
Bien à vous,
N'en déplaise aux grogneurs, aux déserteurs ou aux persifleurs, Baltard avait retrouvé ses pleines couleurs originelles hier soir, en se découvrant enfin - et je ne peux croire que l'ombre de Julien Doré promenant sa dégaine de Bobby Lapointe côté jardin y est complètement étrangère, un nouveau petit prince de la musique, un de ces rois de la revisite "fusion jazzifiante" qui transforme tout ce qu'il touche en fines et fraîches bulles pétillantes et grisantes.
C'est bien plus qu'une prestation, c'est une vraie démonstration, une belle leçon de choses musicales que nous aura livrées sur le fil et in extremis, Benjamin Siksou, alias mon Benjéroboam de jazz, en ce dixième chapitre de la Nouvelle Star Saison 6, au blason ainsi redoré et à la flamme ragaillardie. Yeah!
Décochant d'entrée un Satisfaction convaincant, tout en modulations, et embrayant délicatement sur un fort bel hommage à l'amie guitare, celle dont on dit aussi qu'elle est le prolongement du bras le plus familier du commun des "zicos" (Qui de nous deux signé M), on comprend vite que Benjamin attend son heure... celle qui sonnera la reprise miraculeuse du méga tube hip hop Hey Ya, le point culminant (mon Benjiyama en somme) d'une soirée où on apprendra aussi avec intérêt qu'Amandine se révèle bien meilleure dans la langue de Molière (what a Rodéo !*).
Bon, je l'ai eu mon petit billet à la Golden Julien, je l'ai eu ! Hey Yeah !
Dans le feu de l'action, j'ai bien failli renouer avec le bon vieux billet d'éloges personnalisé comme au bon vieux temps du Golden Julien. Mais, pour toi lecteur, je suis parvenue à surmonter l'enthousiasme fiévreux et contenir cette impulsion fougueuse. Pour toi lecteur, je vais donc de ce pas me fendre d'une longue chronique baltardienne, à la régulière.
Ne me remercie pas, c'est un plaisir toujours renouvelé, et puis je vais te confier un secret : je sais qui va gagner la Nouvelle Star !
Et de source sûre même, le fruit d'une rencontre exceptionnelle entre un horoscope aux petits oignons, exaltant des prédispositions extralucides et une intuition légendaire sous l'influence de Neptune et d'Uranus, et la science d'astrologue en herbe (que je suis aussi*) accumulée de longue date.
Pour toi lecteur, oui, j'ai scruté minutieusement le ciel de nos trois candidats en lice pour la consécration suprême et je sais, oui, je sais tout.
"Te fatigue pas" me diras-tu, Benjamin a tout déchiré hier soir, écrasant de supériorité, surnageant littéralement les impitoyables 40èmes rugissants baltardiens. Alea jacta est ! Le sort en est jeté ! The winner is Benjamin ! Je te rejoins cher lecteur et salue l'oreille avisée et le bon goût qui sont les tiens.
Mais le talent objectif, le facteur X et tout le tintouin, c'est bien, mais permets-moi de te dire que c'est un peu court. La victoire a parfois ses raisons que la raison ignore. La vérité est peut-être ailleurs et les astres ont la leur.
Laisse-moi t'expliquer.
Tu vois, si "Amandine la mutine" des castings s'est muée en "Amandine un peu brailleuse, beaucoup tue-l'amour" (le burlesque et le côté bonne copine chez une femme est un puissant tue-l'amour, non ?), je te l'affirme tout de go, ce n'est pas une manoeuvre des sbires fremantliens (qui n'imaginent pas la tête et le nom d'Amandine Bourgeois sur une pochette de disque, sont pas fous les sbires !), c'est la faute à ce vilain carré Vénus - Mars en Maison X. Redoutable comme aspect. Alea jacta est !
Quant au duel "Cédric le crooner aux accents bowïens" versus "Cédric le yachtman cannois et sa blonde", s'il est en train de virer sévèrement à l'avantage du second, ce n'est pas la production et ses scénarii inavouables qu'il faut incriminer, mais bel et bien la combinaison Lune en Vierge - Soleil en Taureau, qui lui confère cet air de gendre idéal qu'il est... et qu'il sera.
Alea jacta est ! Cédric vaincra sur Amandine ou Amandine vaincra sur Cédric, mais ni l'un ni l'autre ne l'emportera au pays étoilé de Baltard. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les astres eux-mêmes !
Non, le gagnant de la nouvelle Star 6ème édition n'est autre que Benjamin Siksou, et tout le mal que les programmateurs se donnent pour lui servir des partitions de rêve sur un plateau n'y fera rien.
Alea jacta est ! Ce sont les chiffres qui parlent (oui, je taquine un peu la numérologie aussi à mes heures gagnées).
Benjamin - Benji pour les adeptes - a un de ces karmas blindés de 1 et de 8, c'est une pure folie : dynamisme, charisme, domination et réussite à l'agenda de cette année 2008, c'est écrit, c'est clair comme de l'eau de roche cosmique. Benji est porteur d'une énergie optimum pour décrocher le titre de Nouvelle Star 2008, et je ne te parle pas de cette splendide conjonction Soleil - Vénus en Verseau mon ami !
Tu ne me crois pas ? Et bien tu as raison. Tu es perspicace tu sais. Parce que si ce sont les astres qui vont les faire perdre les deux autres, en revanche c'est le talent qui va le faire gagner le Benji, parce que le Benji, je te le dis, il a un feeling et un swing à faire pâlir la plus sombre dissonnance planétaire qui soit !
Tu ne me crois pas ? Et bien écoute et ouvre bien grand tes oreilles...
*Merci à Audrey Gaillard, astroblogueuse, pour les quelques info pêchées sur son site.
L'heure est grave.
Il est temps pour moi de vous dévoiler le nom des lauréates au grand concours de l'ascension des escaliers cannois sur fond de moquette rouge.
Non pas que le palmarès mondain et esthétique éclipse totalement le palmarès cinématographique, le vrai, le grand, mais voyez-vous, je me plais à divaguer en ces temps de déliquescence avancée.
Oh, il est vrai que je pourrais chanter les louanges de Sean Penn et son impeccable jury consacrant le cinéma réaliste français, l'école de la République et l'éducation engagée, avec le film Entre les Murs de Laurent Cantet, y voir un joli pied de nez à la politique darcosarkozyenne en vigueur, mais il n'en sera rien.
Mes colères et mes coups de gueule finissent par me fatiguer moi-même, autant pisser dans un violon.
Je mets donc aujourd'hui le cap sur la french Riviera, son french Carnaval et sa french Joie de Vivre, tenue de gala exigée.
Voici mon fashion Palmarès de Cannes à Moi, troisième édition* (même que ça demande un sacré boulot, mine de rien) :
Mention spéciale du mauvais choix
Salma Hayek, toute jeune maman certes... mais quand même !
Ex-aequo Amira Casar et Julie Gayet. Je vous confie que Catherine Deneuve dans son fourreau noir et or Yves Saint Laurent a échappé à la terrible récompense, par respect pour la grande actrice qu'elle est, n'est-ce pas; oui j'ai du coeur et une certaine éthique messieurs dames.
Eternelle gagnante de ce prix, j'ai nommé Phoebe Price (c'est qui d'ailleurs ?), et ce n'est pas faute de recherche d'une concurrence sérieuse. Dieu que c'est laid !
Palme d'or de la vulgarité (assumée)
Mention spéciale du bon choix
Prix spécial de la classe naturelle
Sans hésitation aucune, Elsa Zylberstein, célébrant la couleur phare de l'été, le jaune, et l'indémodable mousseline que j'adore !
Ex-aequo, deux comédiennes déjà célébrées à l'occasion de cette chronique annuelle, Cate Blanchett et Pénélope Cruz que je ne peux départager. Forcément l'élégance ne se qualifie pas.
La délicieuse Natalie Portman, membre du jury Sean Penn, pour sa constance dans l'effort quotidien. Port de tête et simplicité chic. Du noir, du blanc, du bleu, du rouge oui mais du beau !
*Crédit Photos : Agences Gamma, Wireimage, image.net.
Oui, je voyais Jules en finale, oui je le trouve génial, non je ne me suis pas fait harakiri sur cette sortie, non ce n'est ni lamentable ni regrettable au regard des ratages successifs de mon "Baby Fonky", définitivement trop vert et trop gentillet pour l'exercice.
Exit logique : c'est écrit dans mes petits carnets que je déchiffre péniblement à cette heure - De Palmas, c'est chiant comme la pluie, Isn't she lovely, du cuit et recuit - sortie logique donc, n'en déplaise à mon pendant subjectif qui prêchait pour l'éjection de la pensionnaire Amandine (et son nouvel ami Ventilo), élue meilleur leurre cathodique de l'année dans la catégorie "mon truc en plumes".
Bon ça c'est fait, comme on dit dans le métier ( bien le bonjour à Edouard Baer).
Passons maintenant aux choses sérieuses, c'est-à-dire aux trois larrons qui méritaient le détour, et quel détour, un vrai chemin de croix à flanc de montagne bordé de précipices, où chacun d'entre nos larrons n'a pas manqué de se ramasser à tour de rôle, avant ou après avoir décroché la timbale, c'est selon. Mais heureusement, comme dans Super Mario (pardonnez les références datées mais ça fait un moment que je suis sevrée), nos joyeux larrons ont plusieurs vies, c'est une chance non ?
Ycare fut le premier à chuter, victime de son "arythmie" chronique, de ses errements scéniques et de trop nombreuses notes critiques, sur un ré-arrangement pourtant fort convaincant de Quand on arrive en ville du légendaire opéra-rock Starmania. Sanction immédiate : roulé-boulé dans le précipice, une vie de moins au compteur, faute de rigueur, pour cette version un poil arsouillée.
On ne l'y reprendrait pas de sitôt puisque dans un éclair de génie, Super Ycare nous revenait en seconde partie de soirée, déterminé à exploiter à fond sa seconde vie et fusiller son monde avec une éclatante reprise de Bang Bang, arrachant sur le fil une voix de tête cristalline, brillante, des plus remarquables façon Still loving you de Scorpions. Sidérée la Mimie.
Puis ce fut le cas Cédric, dans un parcours inverse, forcément moins flatteur : une première apparition léchée sur un tube planétaire de Kilie Minogue, Can get you out of my head, judicieusement transfiguré - très très joli mon Bowie, oui je lui trouve des graves de Bowie - avant de valdinguer sur les niaiseries de Benjamin Biolay (qui n'a de fibre gainsbourienne que les velléités). Chiatique, pour ne pas dire catastrophique ! Dommage, mais pendant ce temps-là, il vaut tous les forfaits de téléphone le Cédric, qui l'eût cru ?
Et vint enfin Super Benjamin, dans une trajectoire similaire à son compère Ycare, débutant sur un massacre en régle de la fameuse chanson A la faveur de l'automne, propriété de Tété, dont on n'est pas prêts d'oublier l'interprétation grisante de ce coquin d'usufruitier de Julien Doré l'année passée. Ecueil stratégique, Benjamin trébuche sévèrement et file tout droit dans le précipice (enfin le mien, puisqu'il récolte quatre pastilles bleues du jury, la preuve s'il était besoin que l'écran de télévision est un medium redoutable).
Et tel Ycare, avec les risques en moins pointeront certains, revoilà notre Benjamin Siksou fort d'une seconde vie toute fraîche pour attaquer sa chanson fétiche Just the two of us, celle des castings et des petits concerts déjà à son actif. Parfait, sans surprise effectivement (ce qui ne veut pas dire sans risque), mais parfait quand même et c'est ce qui compte.
Pour clore la parenthèse enchantée, je vous gratifie chers lecteurs des trois meilleures prestations de cette soirée, en priant saint Fremantle que cette parenthèse ne soit refermée que provisoirement, ou suivie d'un point-virgule, ou de tas d'autres parenthèses de cet acabit, je ne sais pas moi, soyons fous.
Ah, j'étais bien contente de retrouver intact (ou presque) mon joujou préféré !
De l'avis de toute la blogosphère raccordée aux amplis baltardiens, ce fut une bien meilleure cuvée que la semaine dernière.
Bigre. Au moins je suis contente d'avoir échappé à ce qui devait être une infâme piquette, si j'en juge par la très anémique sangria coulant à flot hier soir sur le nouveau temple de la surenchère rock'n roll qui carbure à l'orangeade et la cigarette mentholée et croule sous le coaching tous azimuts, quand il nous aurait fallu à tous une bonne vieille téquila frappée d'entrée de jeu et les meilleures faveurs de Marie-Jeanne (vous ne connaissez pas Marie-Jeanne ?) pour affronter la seconde salve de reprises hasardeuses voire surréalistes - oui, je fais dans le Bret Easton Ellis, excusez du peu.
Parce que moi j'vous dis, à jeûn (ou presque), c'était "casserolesque" mes amis, entre les gamelles vocales (mention spéciale à Lucile en Madonna et tous mes regrets pour Jules en Jamiroquai) et les interprétations bidons (palme d'or à Ycare en Polnargé et Amandine en Beyoncé), on en a eu pour notre matricule comme on dit.
La faute à qui ? Au grand Capital, au système, au fléau mercantile ! Merci Arlette, mais ça on le savait déjà. Présentement, j'incriminerais aussi la fatigue, et bien que le coup dans la tinette à ce tout-petit supplément d'âme du programme, prénommé "alternatif", soit incontestable cette année.
J'ai ressenti, en effet, comme une grosse fatigue sur Baltard : cordes vocales, présence scénique, motivation, inspiration, jurys comme jugés, tous dans le même pressoir, exténués, rincés, sucés jusqu'à la moelle, ils étaient nos gaillards de Baltard - et si vous trouvez que l'auteure de ces lignes a sa place dans le cercle des enfarinés, vous n'avez pas tort non plus, mais c'est une autre histoire.
Rotie, flapie la compagnie des crooner, rocker, troubadour, diva et autre punkette décrétés et façonnés à la truelle par M6.
Le risque dans un projet, c'est qu'à vouloir tout contrôler, on en oublie le projet originel lui-même : mettre au jour une nouvelle star, pas une star fabriquée mais un talent existant.
Résultat des courses : on nage dans la confusion et la panade la plus totale.
Vous avez remarqué, c'est la première saison où il est difficile d'anticiper les perdants, pardon, les candidats qui vont "quitter l'aventure" (hûûûmaine hein, ça va de soi, dans le jargon NSAP, NouvelleStarAcPop).
Idem pour les membres du jury, littéralement assommés, parfois assommants, qui semblent flotter dans une quatrième dimension, très personnelle, légèrement imperméable au concept de cohérence et comble du paradoxe, au mépris du public qui vote (quand bien même composé majoritairement de gamines chatouillées par leurs hormones, elles ont aussi des oreilles).
Un excès de manipulation des uns et de désinvolture des autres qui concourt progressivement à faire de nous autres "téléspectateurs-cibles", des étrangers, et de nos artistes en herbe (ils ont tous du talent, enfin ils en avaient tous), des marionnettes désincarnées.
L'étau marketing de la Nouvelle Star se ressert et moi, je pleure mon petit plaisir d'antan. Snif.
Allez, "Ensemble, 1+1+1+ tout le monde, Ensemble", il faut sauver la Nouvelle Star, enfin ce qu'il en reste.
Vous trouvez que le Festival de Cannes ne "sert à rien du tout", que c'est que de la "frime et du fric", le rendez-vous de "tout le gratin bobo gauchiste de la cause bobo gauchiste qui s'auto-congratule", un "clinquant miroir aux alouettes" qui "fait dormir les pauvres pendant que les riches font la java", qui "rend les intellos heureux, tout contents de mater des films que personne n'aime" ?
Vous vous fichez des "starlettes en herbe qui affichent leurs nichons siliconés", de voir (ou revoir) "le sein de Sophie Marceau", de savoir que les Brangelini (Brad, Angelina et leur progéniture) vous saluent du haut de leur suite de 350 m² au dernier étage du mythique Eden Roc ?
Vous estimez qu'il y a "beaucoup plus important que de parler du Festival de Cannes quand on pense à la misère, la guerre civile, la famine, le Rwanda, le Darfour, le Tibet" (sans compter la Birmanie et le Sichuan) ?
Ou bien préférez-vous peut-être "les Hot d'Or mais c'est un avis perso", "les Oscar, BAFTA [tiens connais pas], MTV et autres awards" comme ces merveilleux commentateurs impertinemment pertinents de 20 minutes.fr qui nous offrent chaque jour une source inépuisable d'inspiration, et dont on ne saurait bafouer le droit d'auteur émérite en osant tronquer ou accomoder la parole (je tenais à le préciser) ?
Et bien, moi, la dernière groupie du Festival de Cannes, je vais vous donner trois bonnes raisons de ne pas les manquer "les escaliers" de la 61e édition du sommet socialo-bobo de l'élite culturelle, en partenariat avec Moët & Chandon et la maison Prunier, bien sûr.
Rafales de flash et coups de projecteurs qui n'auront aucune prise, je l'espère, sur le maître de cérémonie le plus poétique et réjouissant depuis bien longtemps.
J'en connais une par ici à qui cette nomination va faire plaisir... mais peut-être pas autant que celle du Président du Jury à votre serviteur, waouh, What a President !
Bon, je ne sais pas pour vous mais ça fait quand même trois bonnes raisons de manquer exceptionnellement, je dis bien exceptionnellement, "Qui veut gagner des Millions", non ?
Pas vu, enfin des bribes.
Un peu ici, pas vraiment là, peut-être ailleurs...
Et vous ? Racontez-moi, ça m'arrangerait drôlement.
Cette semaine, ben oui, c'est jocker, et non, moi je ne le snobe pas !
A vous,
Putain, y'a des soirées comme ça, où la ménagère de moins de cinquante ans, chroniquailleuse ès Baltard à ses heures gagnées à l'arrachée, se retrouve d'entrée à la ramasse, contrainte de prendre le train en marche et de ruminer ensuite sa frustration durant tout le voyage.
J'vous explique.
Alors que le vent de l'hiver souffle derrière les bow-windows du labo in Vivo, repoussant à la Saint Médard les assauts du printemps, je me prépare à coucher les drôlesses assez peu disposées à jouer ma partition. Il est 20h30, c'est foot sur Canal, je sais que j'ai 20 minutes à tout casser.
J'entonne alors un Calling You impatient... assez peu convaincant, que je transforme illico en mouvement ascensionnel direction la chambrée "qui m'aime me suive". Une débauche d'énergie immédiatement sanctionnée, je me prends les pieds dans le tapis, écorchés les genoux, je me retourne et against all odds, j'aperçois les drôlesses dans mon sillon. Dix bisous, six calins, trois histoires, deux verres d'eau plus tard, j'éteins la lumière, rebrousse chemin et m'écrase dans le canapé, totalement come undone. Il est 21 heures et des poussières.
Mister in Vivo, occupé à dorer les Saint Jacques et ouvrir le Mercurey, n'avait pas daigné actionner la lecture différée. J'assistais, un peu out, aux ultimes accords de la prestation de Jules, avec une seule question en tête et toujours le même juron, putain c'est quoi le thème de la soirée ? Bandes originales de films - c'est vrai que Cannes approche, ou bien chansons d'amoûûûr ?
Rayez la mention inutile, rien de plus facile avec la parade de Lucile et des suivants. Mais oui c'est ça, Baltard chante l'Amour ce soir, c'est bath, parce que moi contrairement à Olivia Ruiz (qui en a pris pour son matricule au passage), j'aime l'Amour, j'adore l'Amour. Et quand la plantureuse et facétieuse Virginie Efira décide à la 100ème minute de balayer de ses prétentions "acoustiques" mes bien fondées certitudes, je prends la mouche et promets en retour de me rebiffer.
Chose promise, chose dûe, l'acoustique en musique consistant à privilégier et amplifier les sons naturels, prolongements de la voix et du corps, il n'y a pas de raison pour que je me prive de mon "unplugged à moi" pour dire à Benjamin Siksou combien je suis fou de vous, et me délester ainsi de la tâche ingrate de disserter sur la torture d'Amandine pleurant son rimel et sa voix de gorge fracassée façon nodules sur le bas clergé les cordes vocales à la Bonnie Tyler, le delirium tremens très mince de Kristov (qui nous quitte en raison d'une affection gastro-entorologique carabinée, shit !), le tourbillon à vide d'Ycare ou la "lutinerie" vaine de Lucile.
Cédric et Thomas, très bons dans leur catégorie, ne m'en voudront pas, leur soir viendra. Mais l'étoile Benjamin hier brillait de tous ses feux, captant toute la lumière d'un Baltard aussi estomaqué que dérouté par le choix d'une chanson mythique d'un auteur-interprète fascinant, Donny Hathaway, et pourtant méconnu du grand public, surtout du jeune public, et particulièrement en France.
Une simple requête sur YouTube suffit à trouver une bonne dizaine de reprises de l'envoûtante Song for You. Usher, Beyoncé, Christina Aguilera, Whitney Houston, Ray Charles, Michael Bublé et bien d'autres s'y sont tous essayé avec, pour la plupart, beaucoup de talent.
Et si, contrairement à ce que pensent Dédé la science et Fifi la manoeuvre, le répertoire soul et jazz offrait aux artistes avisés un vrai Mississipi de création plutôt qu'un Annapurna infranchissable ?
Et bien voilà, ce qui devait arriver arriva. C'est la loi du genre me direz-vous, la mécanique, la substance même des Star Ac, Popstars, Nouvelle Star et consorts : la reprise des grands tubes de ce monde par des "p'tits jeunes qui n'en veulent". Et qui dit reprise... dit forcément réplique, reproduction, copie, fac simile de la vénérable idole du "p'tit jeune qui n'en veut", et à l'arrivée, un continuum appréciatif (oui môssieur) aussi délicat que l'intention du "p'tit jeune qui n'en veut" est dénuée de risque.
Au pire, le résultat est aussi palpitant qu'un encadrement fastueux d'une lithographie de Claude Monet trônant au-dessus de la cheminée, au mieux, aussi amusant qu'un jeu des 7 erreurs. Mais cette dernière opportunité nous aura été refusée par les "p'tits jeunes qui n'en veulent" hier soir, en direct du pavillon Baltard, puisque c'est à une attaque incisive des clones à laquelle nous avons assisté, de celle qui témoigne à la fois de la qualité du casting bien propret et de la difficulté, et c'est heureux, de mettre au jour l'artiste qui manquait encore (enfin qu'on croit).
Et l'estocade des clones ne s'est pas fait attendre, emmenée tambours battant par le chef des clones en personne, "Lucile la Servile", cette drôle de créature échappée d'un manga et fruit du clonage savamment planifié des empreintes vocales, vestimentaires et comportementales de Cindy Lauper, Madonna, Gwen Stefani et autres punkettes pop outrageusement grimées. Bien sûr, tout cela est parfaitement libre de droits. Le problème est : quelle est la part de Dame Nature dans ce personnage construit de toutes pièces et qui me laisse de marbre ?
Le chef de l'armée des clones ayant ouvert une brèche royale en cette folle soirée de tubes à gogo, il aurait été étonnant que ses plus valeureux soldats déméritent à leur tour. Point n'en fut, et c'est même un premier prix de bravitude remporté haut la main par "Amandine la Blanche", délivrant sur un plateau d'argent massif une copie parfaite du génial Rehab d'Amy Winehouse, ce qui ne présente malheureusement aucun autre intérêt que de démontrer l'envergure de son organe mais l'inconvénient, majeur, de signifier une nouvelle fois combien le non-choix de répertoire peut gâcher un talent et museler la créativité.
Car, à moins d'être une dissimulatrice hors pair (ce qui n'est pas dans l'intérêt d'un chanteur, soit dit en passant), cette chanson d'une bad girl qui dit trois fois non à la cure de désintox sonnait comme une joke, pas du tout private, dans sa bouche et son corps, à la blanche Amandine. Sur ce point, j'ai d'ailleurs cru un moment (oh très fugace) trouver le soutien de Fifi la manoeuvre, mais c'était une fausse alerte, en forme de tentative avortée ? Question en suspens.
La dernière botte des clones fut assenée par "Thomas le Chat", mais il faut croire qu'elle était magique, car c'était sans compter sur le magnétisme du gaillard, prompt à réveiller le plus ronronnant des juges de paix de la Nouvelle Star, le facteur X évidemment, et vous foutre en l'air toute votre pseudo politique. Oui, Thomas était dans l'imitation, dans le jeu et la manière, trop M quoi, mais ce fut un moment plaisant. Il s'agissait aussi de dire "je t'aime" et non "j't'emmerde", ce qui s'est avéré un choix approprié dans son cas.
Et les autres alors ? Tous ceux qui font du neuf ou quelque chose dans ce goût-là vous voulez dire ?
Et bien, il y a ceux qui se sont vautrés, un peu - Cédric (d'accord avec Fifi), Jules (d'accord avec Sinclair), beaucoup - Kristov (RAS), Siân (double RAS) et passionnément - Ycare (toujours passionnément hein, dans le pire comme dans le meilleur, mais je ne me fais pas de souci pour le garçon, si ça marche pas, il réussira au golf ou au Poker).
Et puis, il y a la perle, le diamant brut, monsieur Siksou, Benjamin de son prénom, allaité au jazz et nourri à la poésie et la nouvelle vague. Y'a pas à dire, ça aide la culture, et l'intelligence aussi, ce sont d'excellents révélateurs, les meilleurs amis de son propre talent... Et de redoutables firewalls contre l'attaque des clones !
Déjà, la soirée ne s'annonçait pas sous les meilleurs auspices. "Tenue de soirée" nous braillait Lio dans le poste, entendez : rangez les slims, les blousons noirs et les bottes, tuez le punk qui est en vous, sortez les violons, les robes-couture, le tapis rouge, le piano à queue, ajouter quelques standards miteux de chanteurs morts et autres hymnes beuglés jusqu'à plus soif, tout est permis, de la renaissance au massacre, mais surtout le massacre.
Pour tout dire, j'ai jamais tellement aimé les ambiances rétro collet monté, façon happy new year, et je reconnais bien volontiers que mon admiration pour la grande chanson française est passablement bornée.
Et ça démarrait plutôt mal avec Jules, emboîtant le pas d'Henri Salvador sur les chemins sirupeux de Syracuse, un choix à la limite du tolérable pour moi, se révélant toutefois moins dramatique que prévu; sachons-lui gré à ce gamin, décidément hyperdoué, d'avoir lâché son maître d'infortune et reconsidéré l'itinéraire n'est-ce pas. Une réussite.
La suite est moins réjouissante, je vous passe le tourné de serviettes de Siân et déclare l'embargo sur la chanson I Will Survive ouvert et ce, pour une durée indéterminée. Je vous épargne aussi les incantations vaines de Kristov, les oxymores insignifiants de la Flée Clochette aka Lucille (autrement dit, l'habit ne fait pas le moine), les auto-flagellations du triste Julien, prié dès hier soir de regagner ses pénates, merci public !
Je ne m'attarderai pas plus sur le gâchis d'Amandine, frisant le Nicoletta (dixit Dédé la science sur W9 dans le debriefing) sur cette reprise de ne me quitte pas, et propose d'ailleurs de fonder le mouvement contre la reprise par des femmes de tubes écrits par des hommes pour des femmes, et réciproquement, est-ce que c'est clair ?
Le ménage étant fait, ne reste donc en principe que le nectar et là, je vous vois venir... Elle a aimé Ycare ! Et bien oui, ce fut la suprise de la soirée et pourtant je ne donnais pas cher de sa peau sur cette reprise d'une reprise de Björk; it's oh so quiet est une très vieille chanson que Björk n'a fait que réarranger. Car de massacre de MA vénérable Diva, il n'en fut point. La justesse était au rendez-vous (ou tombée du ciel ?), dans la voix, la tenue, la mise en scène et l'esprit en général.
Quatre étoiles sur cinq dans mes petits carnets, agrémenté d'un + pour le culot parfaitement calibré cette fois, une même note décernée également à Thomas (gros faible pour la chanson, vous me direz certainement que ceci explique cela, mais pas tant que ça) et Cédric (le facteur X, toujours cet obscur facteur X, et le boulot aussi, il mégote pas not' bel officier de la marine marchande).
Et mon cinq étoiles alors, mon palace, ma suite royale ? J'ai nommé le Benji évidemment... Mais c'est aussi là que je me fâche avec Dédé, puisque bien évidemment que le choix musical ne peut être dissocié de l'interprétation qui en est faite, Dédé bon sang !, et que Benjamin a le gros avantage d'avoir l'intelligence de cette combinaison et d'en jouer à merveille.
Avis aux mélomanes, attention frisson ! Qui a dit déjà que je n'aimais pas la chanson française à textes ? Tu rigoles, c'est du Bashung, c'est bien plus que cela.
Hier soir, Baltard avait revêtu son Perfecto, accordé sa Gibson, bien décidé à rocker la Casbah des marchands de soupe, avec force fuzz et distorsions.
Alors que Philippe Manoeuvre, chargé d'ouvrir ce Baltard on the Rock, déclamait son riff vendeur dans le poste de la télé de mon salon, je remisais sur le champ le cortège de doutes né de la précédente session.
Les chacras toutes voiles dehors, j'étais fin disposée à fendre les flots d'un océan de talents et embrasser le sillon des génies du Rock'n Roll convoqués pour l'occasion.
Autant le dire tout de suite, la traversée fut épatante, une réussite que l'on doit autant aux protagonistes, dans une première partie très "hovercraft", fleurant bon les embruns des Stones, de Noir Désir et de Joe Cocker, qu'à l'expérience du capitaine de vaisseau, négociant avec brio les courants contraires (ceci n'étant qu'une hypothèse) d'une seconde partie houleuse.
Je veux parler de la pauvre Siân, du martyre infligé à With or Without You, et plus encore du saboteur et bien-nommé Ycare (dont on ne saurait trop lui conseiller de renouer rapidement avec la terre ferme), manquant de tout faire cabaner; une montée de gerbillon coupée court par le sauveur Benjamin, tel un phare à l'horizon qui vous remet les niveaux d'équerre. Ouf !
Mais fi des écueils, on ne retiendra que le meilleur, que le bon, et puis l'équipage charmant aussi, avec une révérence toute particulière au Dernier des Mohicans, Dédé la science, qui par l'entremise de son facteur X, entendez "ce petit quelque chose qui fait que", nous délivra de l'impossible choix, parmi des candidats à peu près tous aussi brillants les uns que les autres, dans leur genre je veux dire.
Merci Dédé ! Un cadeau de circonstances qui ne saurait toutefois nous dispenser d'expliquer ce que chacun d'entre nous y met dans ce facteur X.
Pour ma part, j'ai compris une chose hier soir, c'est que la géométrie et l'alchimie de son propre facteur X est un truc éminemment complexe, puisque quels que soient les critères retenus, la conjonction desdits critères n'est non seulement pas suffisante mais en outre pas forcément nécessaire.
Vous me suivez ? Petite démonstration.
Prenez Jules qui réunit tous les critères, enfin mes critères (au nombre de trois, que je vous laisse deviner), et bien Cédric, pourtant moins bien pourvu que Jules en la matière, n'en a pas moins grâce à mes yeux, ce qui n'est pas le cas de Thomas, à égalité de critères avec Cédric, ce même Thomas que je place loin derrière Amandine, alors qu'elle ne satisfait elle-même qu'un seul de mes critères. Et que dire alors de Benjamin, aussi bien pourvu que Jules et mieux que Cédric, et que je ne place qu'en troisième position ?
Mystère et boule de Rock !
S'il fallait n'en garder qu'une de cette nouvelle scène française "pop-rock" dira-t-on, mon choix se porterait à l'évidence sur Camille, l'étrange et sensuelle Camille, l'inclassable et ambitieuse Camille, l'insoumise et louftingue Camille.
Vous qui suivez le fil (facile) de mes confidences blogosphériques ne serez probablement pas surpris (et je ne parle pas du papier élogieux griffonné en des temps déjà reculés), car je présente effectivement tous les facteurs-clés d'une adhésion réussie à la révolution Camille : une Björkitude revendiquée, une oreille bionique (qu'on qualifiera d'exigente ou d'hautement tolérante, c'est selon), cette oreille particulièrement friande d'expérimentations vocales et sonores, et enfin une préférence affichée pour les entertainers touche-à-tout furieusement habités, de cette race d'artistes qu'on appelle de Music-Hall.
Et ce n'est donc pas une coïncidence si Camille nous revient, guérie de sa Douleur, avec un album intitulé malicieusement Music Hole, en français trou musical, à la fois comme un retour aux sources originelles - la voix, les choeurs, les percussions - et un creuset hétéroclite fusionnant les genres et bravant les codes, sans jamais se prendre au sérieux.
Ne l'ayant pas encore acheté, je me contenterai ici de vous retransmettre les avis de la critique, une nouvelle fois unanime quant à la richesse, la puissance et l'audace de cet album, dont celle des Inrocks saluant la créativité, l'humour, le verbe, la transversalité musicale d'une auteure "passionnante et diablement vivante".
En attendant, je me délecte des singles Gospel with no Lord (Gospel sans dieu, hymne à la spiritualité libre, quelle bonne idée) et Money qui circulent depuis quelques jours sur le net et sur le site dédié à l'album, une vraie réussite au passage, à visiter de toute urgence pour les accros de notre nouvelle Diva française, et je sais qu'ils sont de plus en plus nombreux.
Savourons enfin ce pur moment de bonheur, le dernier passage de Camille dans Taratata, la preuve (s'il en fallait une) d'une oeuvre et d'une artiste non seulement musicales mais aussi extrêmement visuelles. Quel pied pour la danseuse que je suis aussi. Non mais franchement, quel pied !
Serait-ce la contre-performance du chouchou Sinclair en mal de bons mots dans une émission où l'exhibition du Jury le dispute à celle des jugés ?
Serait-ce le suremballement tout court dudit jury pour des candidats eux-mêmes en surjeu, pour la plupart d'entre eux ?
Serait-ce le nouveau décor duquel les musiciens ont quasiment disparu, relégués côté jardin, un pied dans les coulisses, ce nouvel habillage d'un Baltard quelque peu staraquisé, avec ses fosses à midinettes hystériques balayées de spots par trop criards ?
Serait-ce le nouveau découpage outrageusement à bout de souffle d'une émission désormais bien rôdée qui ne souffre plus les silences, les longueurs et les transitions hasardeuses ?
Ou alors, merde, est-ce moi qui suis blasée, rassasiée, désabusée pour ne pas dire vieillissante... tant le rajeunissement des candidats est une fonction inverse de l'amateurisme et de l'humilité, dans une équation qui ne laisse plus beaucoup de place aux inconnues ?
Ou bien serait-ce la faute à Julien Doré, lequel aurait repoussé les limites du genre en inventant l'art, certes sans limite lui, du détournement de tubes pourris en joyaux de Rock'n Roll, aidé qu'il fut par les palliers successivement franchis par Steve Estatoff, décomplexant le style grunge et ultra scénique, puis Christophe Willem, revisitant vocalement la bonne grosse variété internationale ?
Peu de plaisir il est vrai, pas mal d'agacement face à l'ensemble de ces prestations aussi prévisibles qu'artificielles.
Je vous vois venir, n'attendez pas de moi que je dise du bien d'Amandine, aussi parfaits soient l'organe et la technique, je ne sens rien en elle d'une bad girl, ancéphalogramme plat doublé d'un prénom à haute teneur glucidique; y'a comme un grand écart impossible, imaginez un album de folk avec une voix de black, signé Amandine ! Vous me direz, et Anastacia ? Ouais... Bref, ça coince aux entournures.
ça vous a plus, vous en voulez encore ? ça tombe bien, bande de petits veinards, j'ai débusqué rien que pour vous le volume 2, au prix d'une éprouvante recherche et un peu au péril, il faut le reconnaître, de mes "petits calculs à quatre mains"; au diable l'orgueil et vive le point virgule !
Il aurait été dommage de s'en priver, de ne pas réhabiliter ainsi les quelques oubliés du premier opus et soulager les petites frustrations pointées ici ou là dans vos commentaires experts. Avouons aussi que le tube des épatants B52's sur le finish n'y est pas pour rien non plus (comment, ça ne vous dit rien les B52's? Allons, allons).
Profitez-en bien... L'auteur, aka L627, prétend qu'il a fait le tour de la boutique ! Est-ce bien certain ?
